LUXEMBOURG – Le gouvernement a annoncé vendredi une refonte du calcul du dispositif qui permet aux locataires de limiter les frais au moment de prendre un nouveau logement.
Louer un logement engendre généralement beaucoup de frais pour les locataires. Ils doivent s’acquitter du premier loyer (souvent élevé au Luxembourg), des éventuels frais d’agence ainsi que d’une garantie exigée par le propriétaire, qui peut atteindre jusqu’à trois mois de loyer hors charge. Pour limiter ces frais, le Conseil de gouvernement a décidé de revoir le mode de calcul sur la garantie locative, afin de rendre ce dispositif étatique accessible à un plus grand nombre, a indiqué vendredi le ministère du Logement.
Le seuil de revenu pour être éligible à cette garantie va être abaissé, pour se porter à 2 900 euros par mois pour une personne seule. La barre sera placée plus haut s’il s’agit d’un couple et encore un peu plus haut s’il y a des enfants dans le ménage. De plus, le locataire devra prouver qu’il dispose d’un revenu régulier depuis trois mois (contre six auparavant). Enfin, l’État garantira les loyers représentant jusqu’à 40% des revenus du ménage.
La garantie maximale reste inchangée
Par exemple, «un couple avec deux enfants pourra solliciter une aide au financement d’une garantie locative jusqu’à un revenu net de 6 090,15 euros (contre 4 710,94 euros aujourd’hui) pour un loyer jusqu’à 2 436,06 euros (contre 1 612,28 euros)», a calculé le ministère. Les critères de salubrité et d’hygiène ont été réactualisés, afin de «responsabiliser davantage les propriétaires». Si une commune impose la fermeture d’un logement, le propriétaire ou exploitant devra reloger les personnes concernées à ses frais pendant trois mois.
La garantie locative permet aux locataires qui ont du mal à payer la garantie exigée par le propriétaire de solliciter l’aide de l’État. Ce dernier la paie et le locataire rembourse en déposant une épargne régulière sur un compte. La garantie maximale restera fixée à trois mois de loyer, le gouvernement ne proposant pas de changement sur ce point. «Une caution de trois mois n’est pas souvent demandée dans les faits, nous avons préféré agir sur un autre levier», explique à L’essentiel une porte-parole du ministère du Logement. Les nouvelles mesures seront effectives «avant la fin de la législature», les autorités espérant même avant les congés d’été.
(L’Essentiel 23.02.2018)